LES CONTAINERS FANTASTIQUES
USM DESIGN GRANT

Avec la collaboration de la HEAD
Printemps 2017 – Dirigé par Albert Schrurs (Centdegrés Suisse)

 
 
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USM
DESIGN GRANT

La fondation USM propose pour la première fois une bourse d’études de CHF 25'000. Ce prix s’adresse aux étudiants de la section Design des deux écoles supérieures ECAL et HEAD. Les deux écoles participent en alternative au USM Design Grant. La remise du prix aura lieu tous les ans à l’occasion des «Design Days» organisés à Renens ou à Genève.

Le jury siègera à 3 reprises entre
le 10 avril et le 16 juin 2017

Présentation des Design Days:
du 28 septembre au 1er octobre 2017


En 2017, le USM grant est proposé aux étudiants d’Architecture d’Intérieur de la HEAD de 2e et 3e s’inscrivant à l’atelier de design contextuel de la HEAD, où l’approche est la conception d’une expérience spatiale en lien avec un contexte défini ou à définir.

USM se positionne ici comme mécène, fondation, et non comme client. En effet, contrairement aux workshops USM menés jusqu’à présents à la HEAD, il ne s’agira pas du tout de partir du mobilier USM pour créer autre chose, mais il s’agira de concevoir des projets libres, répondant à un questionnement global d’atelier en lien avec des préoccupations actuelles et concrètes, en proposant des solutions avant-gardes, intemporelles, et innovantes.

La démarche créative de l’atelier sera issue de l’ADN de la fondation, mais le lien ne sera pas direct, et aucunement une contrainte. Il s’agira plus d’un prétexte et d’une contrainte permettant aux étudiants d’aborder la thématique selon une méthode de travail commune et spécifique au choix de l’atelier.

USM c’est aussi une histoire de superposition de volumes prismatiques dans lesquels il se passe toujours quelque chose, mais à chaque fois différent... que nul ne peut deviner de l’extérieur. A une échelle plus grande, c’est un peu comme ce qu’il se passe dans les containers de transport maritime. En effet, lorsque l’on voit une cargaison de containers sur un bateau, nul ne peut imaginer que certains contiennent des meubles, d’autres des armes, de la nourriture, parfois des clandestins, des voitures, etc... Morphologie urbaine contemporaine et en vogue ces dernières années, qu’il s’agisse des structures de Shigeru Ban, de Lacaton Vassal, de Groupe 8, pour ne citer qu’eux, les containers se sont vus donner une seconde vie pour répondre à tout type de fonction. Le workshop propose donc cette fois à l’étudiant de partir du plein et d’occuper les containers d’un bateau, sur un bateau, dont le contexte ne sera expressément pas défini.

Dans un premier temps, les étudiants définiront tous un profil type d’un personnage de 2030 / 2050 qui sera ensuite mis dans un chapeau et tiré au sort par les autres, car en effet, on ne connaît jamais son client dans le monde réel... 

Dans une second temps, l’étudiant devra ensuite imaginer l’univers qu’il souhaiterait développer derrière la porte de son prisme pour ce personnage. Univers utopique, de demain ou d’hier, retour en arrière nostalgique, ou vision du futur, le workshop pourra être une réflexion à la fois urbaine, comment implanter la fonction d’un bâtiment ou d’un volume, dans un tissu urbain imposé, déjà construit, ce sera aussi une réflexion quant au processus de rénovation qui est typique de notre époque, soit celui d’occuper et de réinventer un espace déjà défini, processus d’appropriation, et/ou enfin le processus de carte blanche, puisque finalement, le container est impersonnel, aseptisé, hormis une dimension donnée, il permet de tout faire. 

L’espace est organisé en longueur dans un gabarit donné, l’étudiant aura une coupe transversale commune, mais sa coupe longitudinale pourra varier. En fonction de ce qu’il décide de faire, il devra dessiner l’ensemble de l’univers, aussi bien en termes de mobilier, que de couleurs,de lumière, de formes, d’accessoires. L’étudiant dessine un monde qu’il conviendra de découvrir dès la prise de main de la poignée de porte, dès le franchissement de celle-ci. 

La réflexion permettra d’aborder des questions typiques d’aujourd’hui, issues de la globalisation et de la démocratisation du voyage. La perte d’identité culturelle de par le mélange des cultures génère des nouvelles formes d’architecture, d’espace, plus épurées, plus appropriables, plus évolutives dans le temps, dans lequel l’individu qui dispose de moins en moins de place pour faire de plus en plus, devra se réinventer. Finalement, l’espace devra refléter l’individu, et donc à l’étudiant de faire émaner de ses murs sa personnalité et ses rituels en lien avec le profil qu’il aura tiré.